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Publié le 25 Juillet 2023
Afin de réduire les émissions de CO2, le gouvernement pourrait interdire les nouvelles chaudières à partir de 2026. Cette mesure fait partie de sa politique d’atteindre la neutralité carbone en 2030. Alors que les chaudières à gaz constituent le deuxième système de chauffage le plus polluant, plus de 12 millions de ménages français utilisent encore cet équipement.
Selon une récente déclaration de la Première ministre, les chaudières à gaz pourraient définitivement faire place aux installations de pompes à chaleur. Plus clairement, toute chaudière à gaz tombée en panne devrait être remplacée par une pompe à chaleur aérothermique ou géothermique, ou encore par un raccordement au réseau de chaleur urbain. Par ailleurs, les pompes à chaleur mixtes (gaz et électricité) seraient tolérées.
Si cette mesure semble aller dans le bon sens, elle suscite tout de même des critiques, même dans le rang des acteurs de la décarbonation.
Dans une lettre adressée au gouvernement, un collectif de 25 organisations partisanes met en garde contre une procédure qui risque de tourner mal. En effet, environ 9 millions de pompes à chaleur supplémentaires sont prévues d’ici 2030 et ce, sans politiques adaptées à leur implémentation. Quatre principales critiques mettent en lumière l’inquiétude des partisans.
L’efficacité limitée des pompes à chaleur
L’installation d’une pompe à chaleur (PAC) n’est pas toujours le gage d’une meilleure efficacité énergétique, en l’absence de travaux de rénovation thermique adaptés. En période de grands froids, ce dispositif n’est pas toujours susceptible de fournir la puissance idéale pour chauffer efficacement un logement.
La hausse de la demande électrique
La demande électrique connaîtra une hausse avec l’installation massive des PAC. Certes, la baisse des consommations énergétiques suite à l’introduction des PAC pourrait atténuer les effets de la hausse des consommations électriques. Mais à condition que les projets de rénovation de passoires thermiques avancent bien dans les délais impartis.
La crainte de recourir à des PAC d’une qualité moins bonne
Dans l’éventualité d’une interdiction des chaudières à gaz dans un court délai, le marché français de PAC ne pourra combler à temps des dizaines de milliers de demandes. Si le marché asiatique de PAC est abondant, il n’en demeure pas moins qu’il est peu qualitatif.
Le coût des PAC
La cherté des appareils constitue le dernier argument brandi par les organisations opposées à cette éventuelle interdiction. Il faut parfois compter plus de 15 000 € pour une PAC, contre 10 000 € pour une chaudière à gaz.