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Publié le 24 Septembre 2024
En raison des vagues de chaleur sans précédent cet été, des millions de logements français sont devenus de véritables bouilloires. Face à l'urgence climatique, la Fondation Abbé Pierre alerte sur l'insuffisance des mesures prises par les pouvoirs publics, notamment pour protéger les populations les plus fragiles.
Selon une étude récente de la Fondation Abbé Pierre, 55 % des Français ont souffert de la chaleur dans leur logement en 2023. Ces résultats sont attribuables à des conditions de logement précaires, caractérisées par une faible performance énergétique et un manque d'équipements de protection solaire. Cette situation expose les occupants à un inconfort thermique important et peut avoir des répercussions sur leur santé. Depuis 2013, le nombre de personnes vivant dans des logements trop chauds a augmenté de 26 %. Les conséquences sont dramatiques : en 2023, la chaleur a causé la mort de 5 000 personnes, dont 1 500 pendant les canicules.
Ce phénomène climatique exacerbe les inégalités sociales, frappant de manière disproportionnée les personnes âgées, les jeunes enfants et les ménages à faibles revenus, concentrés dans des quartiers caractérisés par une densité urbaine élevée et un déficit d'espaces verts. Malgré la gravité de la situation, l'adaptation des logements aux effets néfastes du dérèglement climatique ne figure toujours pas au cœur des politiques de lutte contre la précarité énergétique.
Les dispositifs publics se concentrent principalement sur la réduction de la consommation d'énergie et la décarbonation des modes de chauffage. Les freins réglementaires et patrimoniaux empêchent l'installation de protections solaires. Sans solutions passives de refroidissement, la climatisation continue de proliférer, augmentant les factures d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre.